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blog - Vannes & alentours

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Vendredi 19 et samedi 20 novembre - Ploërmel - 5e anniversaire des caméras de vidéosurveillance


Le vendredi à Augan. Le samedi à Ploërmel

 

Il y a cinq ans, étaient installées les premières caméras de vidéosurveillance à Ploërmel. Depuis, chaque mois de novembre, le collectif “Ploërmel sans vidéo” organise un week­end d’actions et d’animations pour marquer cet anniversaire. L’objectif : informer les citoyens sur les systèmes mis en place, les sensibiliser aux éventuelles dérives et leur présenter les différents recours possibles.

 

Cette année, l’anniversaire se déroulera les 19 et 20 novembre prochains. Le vendredi, à partir de 21 h, c’est le café coopératif Champ Commun à Augan, qui proposera un concert de soutien au collectif “Ploërmel sans vidéo” avec Dinask (rock alternatif/punk) et Copine Connie (électro-punk).


Le système de vidéosurveillance de Ploërmel a été redéployé cet été. Depuis le 19 juillet, 21 caméras réparties sur sept sites sont actives : sur la place Clemenceau, à la piscine, aux Carmes, à l’école Tané et place de la Gare, au centre régional des arts martiaux, sur l’aire de covoiturage de Ronsouze et à la déchetterie. La municipalité (maintenant de gauche !) souhaite ainsi protéger les bâtiments publics de toute dégradation. Les images n’étant pas visionnées en continu et devant servir uniquement dans le cadre d’enquêtes. Montant total de l’opération : 75 000 euros, subventionnés par le Fonds d’intervention et de prévention de la délinquance.

 

Pour le collectif “Ploërmel sans vidéo”, impossible de connaître le taux d’élucidation des enquêtes dans laquelle la vidéosurveillance intervient. II considère le système comme une atteinte aux libertés individuelles et engage régulièrement des procédures judiciaires pour faire disparaître les caméras du paysage ploërmelais. Dernière en date  : un recours déposé en Préfecture pour le retrait de l’arrêté du 23 juin 2010, « autorisant l’exploitation d’un système de vidéosurveillance par la municipalité de Ploërmel ».

 

Programme Vendredi 19 à 20h30


Concert anniv10

Concert de soutien

* Dinask (rock alternatif / punk - Fougère) http://www.myspace.com/dinask

* Copine Connie (électro punk - Résident) http://www.myspace.com/copineconnie

Prix libre

Bar coopératif Le champ commun à Augan http://www.lechampcommun.fr/

 

Samedi 20 à 16h

Cyclo caméra’s tour 2010 “Le redéploiement” Nouveaux sites … Nouveau parcours !!

Exposé/discussion lors d’une balade en vélo autour des sites vidéo-surveillés (en prévention du filmage, perruque et grimage conseillés)

Départ à l’heure : Place des Carmes de Ploërmel à l’entrée de la bibliothèque

Samedi 20 à 18h-20h

Sound system reggae soul

* interlude apéro

Samedi 20 à 20h30

Débat public / rencontre

La branche française de l’ONG Privacy International a organisé les premiers “Big Brother Awards” http://bigbrotherawards.eu.org/ en France en l’an 2000. Lors des BBA 2006, le prix “Orwell Localités” a été décerné à la ville de Ploërmel.

Un des organisateurs des “Big Brother Awards” viendra présenter l’actualité d’une société de surveillance …

Entrée libre

Salles des Carmes, sous l’office du tourisme - parking La Poste

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V
<br /> La guerre froide sur la toile<br /> <br /> Si le choeur médiatique standard, toujours en attente, c'est son côté messianique, de l'événement qui fera simultanément bombe et date, vise, en-deçà de considérations psychopathologiques, à<br /> propos, par exemple, des relations torrides entre la France et l'Allemagne, vise par conséquent à apaiser les actionnaires d'abord, ces grands énervés qui vivent sous la lune étatique, il ne va pas<br /> jusqu'à louer le défaitisme révolutionnaire. Ça irait immédiatement à l'encontre du défaitisme qu'il pratique en milieu prolétaire, en exigeant de nous, la capitulation sans conditions devant<br /> l'internationale capitaliste, qui en est à sa troisième révolution culturelle.<br /> Cette révolution, qui se veut grande et glorieuse, se vante à présent d'avoir sauvé le paysan chinois de la famine et l'ouvrier français, des machines, grâce à son dieu libérateur du troisième<br /> millénaire: la mondialisation financière. Mais ce meilleur des mondes, flottant dans sa liberté immuable et mu par une justice illimitée, vient de buter bêtement sur son culot sans limites, en<br /> s'enlisant audacieusement dans sa croissance qu'il jure, éternelle. Et alors fatalement, reviennent, sur le devant de la scène tous les deus ex machina nationaux. Un dieu en cache toujours des<br /> centaines d'autres. C'est la loi de toute tragédie historique que d'être farcie jusqu'aux yeux.<br /> Sans état, en effet, que deviendraient les crabes de cocotier de la mondialisation, quelle serait leur bobine? Eh bien, ils seraient à l'image de ce qu'ils sont véritablement: un égoïsme plat et<br /> vulgaire, dont l'inconsistance chronique fait le lit de toutes les pègres, respectueuses, à leur manière, forte, de l'ordre, et avides de blanchiment, outre qu'il offre aux parvenus, managers et<br /> actionnaires, la dolce vita qui les motive. Sans état, tout ce beau monde n'aurait nulle part où s'abriter. Pas de guerre, sans havre de paix, comme dit un mordu du pouvoir intellectuel, en France.<br /> A chacun ses limites.<br /> <br /> C'est dans le cadre de ce tableau, au sujet surréaliste de l'hydre du marché à têtes en pots de fleurs présidentielles, que l'arrivée du soldat wikileaks fait tache et gâche l'idylle entre<br /> communicants et communiqués. Le choeur médiatique, en effet, a coutume de fonctionner à guichets fermés devant un public-vedette qui s'autochoisit. Cette démocratie de mameluks a les partis en<br /> horreur, en tant qu'ils sont des éléments incontrôlables, des asociaux, des fous en liberté, les esclaves maudits de Pharaon. Le nom de dieu sans attributs ne serait plus que synonyme de lui-même,<br /> autant dire rien! Mais qu'en est-il de wikileaks.org du point de vue des opinions régnantes, propagatrices d'un nouveau Kulturkampf? Ça va trop loin, gémit un pape retiré du marché qui prône une<br /> forme laïque de restriction mentale, qu'on peut résumer comme suit:<br /> <br /> « Dire la vérité est bien sûr un devoir ; mais il ne l'est qu'envers celui qui a un droit à la vérité. Personne en effet n'a de droit à une vérité qui fasse du tort à d'autres. »<br /> <br /> Ou pour le dire de façon plus expéditive et donc plus médiatique, trop de glasnot tue la perestroïka. Ainsi les démocraties, et le pape en question précise, libérales, la confiance règne, seraient<br /> faibles et mal armées, face aux dictatures, il va de soi, totalitaires. Il y a donc des dictatures démocratiques qui seraient, en quelque sorte, l'Autre de la démocratie idéale. La Raison<br /> triomphante, pour qui tout mensonge, toute tromperie quels qu'ils fussent devaient être défendus quelle que fût leur interprétation et quelles que fussent les circonstances, finit toujours, à force<br /> de contorsions idéologiques, par se prendre le pied, dans son propre entendement de marchands de tapis. Mais cette analyse, si fine qu'elle en paraît vierge, du rapport entre démocratie et<br /> dictature est exactement à l'inverse de ce qui se passe dans le monde, depuis trente ans. Les dictatures tombent les unes après les autres, la démocratie capitaliste perdure. Si donc la chair<br /> mondialisée des crabes de cocotier est faible, ils savent, semble-t-il, s'envelopper dans le cuir étatique le plus dur. Ce cuir, quelque part, en tant que trique, est facteur d'ordre qui va et<br /> vient, garantissant les marchés, de leurs aléas monétaires et financiers. Aussi est-il tout à fait logique que les dits marchés, en retour, huilent et branlent le mammouth. Leur démocratie a bel et<br /> bien un prix. Et si ça creuse, les déficits, tant pis! Quelqu'un paiera.<br /> <br /> Prolétaires, admirons comme le pape en question, retrouvant son esprit symbolique, planant au-dessus des cocons du marché, se métamorphose en papillon de pare-brise démocratique. Cette police-là<br /> d'un Français comme les autres, citoyen de comédie donc, cultive quelque accointance avec le bris de glace et le vol à la roulotte. Et alors fatalement, trempant dans une atmosphère aussi louche,<br /> elle suscite, comme en écho, son alter ego soucieux de faire toute la lumière: mais pour qui roule la police? Pour la CIA, croit savoir ce satellite et garde-suisse-espion qui trouve que le hasard<br /> penche un peu trop du côté où il va s'abattre. Par exemple, sur la poussette islamique iranienne où ronronne un tigre biblique, rêvant du grand escalier de l'harmonie économique, qui mène, comme<br /> chacun sait en Europe, tout droit vers la paix.<br /> Il trouve que ce hasard, pour le dire brutalement, a une gueule de loup américain, déguisé en ouistiti. Bref, l'état iranien n'est pas l'arme de destruction massive que l'on dit, et même, au<br /> contraire, question sibylline, n'est-il pas, là, la victime d'un complot? C'est en gros l'argument-massue de ce satellite qui se fait pour l'occasion détecteur d'écrans enfumés. Prolétaires,<br /> admirons cette fois, l'acrobatie démocratique qui conclut que tout compte fait et sur le long terme: l'Iran et la Suisse, même combat. Cette production idéologique qui flirte avec le roman<br /> policier, en effectuant des collés-copiés, la forme contemporaine du cadavre exquis des surréalistes, est la marque de la société d'indifférence, possédée par l'art de posséder son monde, en<br /> fabriquant des frontières à sa guise. Bouh! Fais-moi peur!<br /> <br /> Cette critique sur laquelle il est inutile de s'appesantir, tant elle est présente partout, et massivement, porte en fin de compte sur l'opportunité des divulgations faites par wikileaks. Avec le<br /> temps, on finit par tout savoir, il ne sert à rien de courir, etc. Et c'est vrai qu'en 2010, tous les lapins à montre à gousset ont bien conscience de la nécessité de sauver les juifs d'Auschwitz.<br /> La société d'indifférence en question est d'abord est avant tout hypocrite. Car si elle réclame du temps, de la distance, du recul, une frontière nationale pour délimiter le corps social, contre la<br /> prolifération anarchique d'objets non identifiés, au nom d'un soupçon, il va de soi, légitime, à propos de la cohésion des sociétés, menacées par la division sociale et la lutte des classes,<br /> l'Autre, cette fois réel, de la démocratie, qu'on peut escamoter un temps, mais pas dissoudre, d'où le recours aux services temporaires de dictatures limitées dans le temps et l'espace, c'est<br /> uniquement pour se donner le temps de fabriquer, ce qui, dans l'action, en temps réel, est impossible, un alibi.<br /> Et comme c'est un homme, le Crime en fait un carnaval, qui donne à celui-là qui obéit aux ordres, un air dégagé et libre, normal! L'intérêt de l'apparition de wikileaks dans le paysage médiatique<br /> réside donc en ce qu'il livre l'ordinaire de la richesse des nations: violence et corruption! Les états capitalistes, en effet, ont le monopole de la violence. Quant au terrorisme islamique, il y<br /> apparaît pour ce qu'il est, une force para-étatique que chaque état utilise et manipule selon sa volonté propre et en vertu des intérêts nationaux qu'il défend. Et comme la fluctuation de ces<br /> intérêts croît au rythme du marché, chaque état capitaliste pratique la restriction mentale, au nom du secret d'état qui n'est pas à mettre à la portée de n'importe quelle main, tout le monde n'est<br /> pas en état pas juger des sous-mains de la vente de sous-marins, n'est-il pas, et exige simultanément de ses colistiers la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Cette vérité n'étant pas la<br /> nôtre, nous appelons au défaitisme révolutionnaire et à une lecture attentive de wikileaks, loin de tout intérêt médiatique pour le sensationnel et l'anecdote. D'ailleurs ce qui fait sensation,<br /> dans les documents publiés, et par là devient publication intolérable, aux yeux des crabes de cocotier, c'est le banal justement!<br /> <br /> Prolétaires, gardons ceci, en mémoire: cette société vertueuse pratique le fichage policier et d'entreprise. Sa transparence est un miroir sans tain qui abrite sa police et diffuse sa<br /> propagande.<br /> <br /> Sauvons-nous nous-mêmes et faisons-nous confiance!<br /> <br /> <br />