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blog - Vannes & alentours

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Balade radioactive en centre-Bretagne, samedi 6 juillet

 

BALADE RADIOACTIVE

EN CENTRE BRETAGNE

Bienvenue en Centre Bretagne pour une randonnée radioactive (Equipement et compteur Geiger fournis)…

Cogema, devenue depuis AREVA NC, a exploité jusque dans les années 80 des mines d’Uranium et les a abandonnées sans les décontaminer.  Il est inacceptable que le public se prenne à son insu des doses non négligeables dans des lieux libres d'accès. Sortir du nucléaire Cornouaille a réclamé dès juillet 2008 la signalisation de ces anciennes mines. Cette demande a été relayée constamment depuis 5 ans par l'association Roz glas auprès des autorités et AREVA (réunions, lettres). C'est le sens de l'action de ce samedi.   

Venez nombreux à Bubry (56), devant l’église, le 6 juillet à 14h 30 pour découvrir avec nous les points chauds de nos chemins et baliser les sites des anciennes mines.

Plus d’informations sur www.fan-bretagne.org 

Qui va dépolluer les anciennes mines d’uranium ?
Où sont les anciennes mines d’uranium en Bretagne ?

Vingt-deux sites ont été exploités en Bretagne, entre 1956 et 1984, par la COGEMA, devenue depuis AREVA NC. Les travaux miniers ont été largement souterrains. Dans certains sites, toutefois, l’uranium a été extrait à ciel ouvert. C’est le cas à Bubry (sites de Keryacunff et Ty Gallen), Persquen (Prat Merien) et Meslan (Rosglas).

Les sites bretons sont-ils décontaminés ?

La Criirad (commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) avait réalisé des mesures en 2008. Elles montraient « des flux de rayonnement gamma 10 à 20 fois supérieurs au niveau naturel », près de trois anciennes mines, à Lignol, Berné et Meslan. Depuis 1991, c’est Areva, le numéro un mondial du nucléaire, qui est chargé de la surveillance et du suivi de ces sites.

Un porte-parole de l’entreprise assure : « Nous avons fait un certain nombre de réaménagements sur les sites bretons ». Les chantiers souterrains ont-ils été remblayés ? Les mines à ciel ouvert ont-elles été vidées ? « Nous examinons, au cas par cas. »

L’association Roz glas rappelle qu’« à partir de 2018, date de la fin des concessions à Areva, ce sera aux propriétaires privés ou aux maires de dépolluer ces sites. »

Que craignent les associations ?

L’association Roz glas et la Criirad demandent « une signalisation urgente des sites miniers ouverts au public et une décontamination dans les plus brefs délais ». Elles craignent que « la réunion fasse gagner du temps à Areva, sans faire bouger les choses », et déplorent « linertie des services officiels et leur manquement aux missions de protection de la population ». De son côté, la préfecture du Morbihan indique que « toutes les interrogations soulevées lors de ce comité seront transmises à Areva pour compléments d’information ou études supplémentaires. Le processus reprendra après la tenue de ce comité et une information vers les médias sera programmée. »

 

La Fédération Anti-nucléaire Bretagne a été constituée le 27 octobre 2012 à Pontivy. Elle a pour but de structurer et d’amplifier l’action régionale du mouvement anti‑nucléaire breton, et d’agir pour l’arrêt immédiat du nucléaire.

 

Le groupe Lochu est membre de cette fédération anti-nucléaire Bteragne

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