blog - Vannes & alentours
Par anars56
Depuis plus d’un mois une lutte à la potentialité historique se met en marche.
Il serait uniquement fixé sur le retrait d’une réforme, celle des retraites, dont le vote attisera encore plus notre révolte.
En réalité, nous n’avons pas grand-chose à faire des retraites. Se faire exploiter 40 ans au lieu de 42 n’est pas pour nous satisfaire. Cette réforme inique, qui vient renforcer l’exploitation de la population, cristallise des révoltes qui vont bien au-delà. Certains parlent de mai 68. Soyons clairs : il ne s’agit pas de rééditer l’histoire, mais de la prendre en main ; de cesser d’être de gentils sujets passifs, administrés et parfois zélés. Cela passe par arrêter le cours des réformes qui se multiplient depuis des années, le cours de la restructuration du capitalisme qui remet une couche supplémentaire d’exploitation et d’aliénation. C’est un rapport de force historique qu’il nous faut constituer pour reprendre en main le cours des choses et mettre un coup d’arrêt au pouvoir des élites et des technocrates. Et ça prendra du temps.
Cela va même plus loin : les assemblées et la démocratie directe par lesquelles nous organisons nos luttes ne sont pas seulement le meilleur moyen d’organiser celles-ci, mais c’est la forme d’organisation sociale la plus juste à chaque moment. Ce genre d’espaces doit se multiplier et perdurer. Grèves, assemblées, blocages économiques et occupations sont les éléments mêmes du pouvoir au peuple. Notre lutte va bien au-delà d’une quelconque réforme : c’est la réappropriation de nos vies qui se joue et la mise en place de pratiques solidaires et plus égalitaires.
Il nous faut détruire le capitalisme, les capitalistes qui nous exploitent et le travail salarié ; il nous faut abolir l’Etat, ses flics, ses administrations et ses politiciens qui nous dépossèdent de nos vies et de nos désirs ; il nous faut en finir avec le patriarcat.
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